Tours : Personnage clé, Bruno de L’Espinay quitte la présidence du club
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Bruno de L’Espinay a été la cheville ouvrière du Tours Métropole Basket qui sous sa présidence est passé de la NM2 à la Pro B une saison avant de retomber en NM1. Si le président-fondateur du Groupe Artus va continuer d’être le partenaire principal du club tourangeau, il n’aura plus aucun rôle puisqu’il a démissionné également du conseil d’administration.
« Depuis douze ans, j’ai donné beaucoup pour ce club, aussi bien en temps que financièrement, avec aussi le groupe Artus qui a donné des sommes très importantes, témoigne Bruno de L’Espinay à la Nouvelle République. La vraie raison, simplement, c’est que j’ai 70 ans. Il faut savoir un jour couper les ponts. Douze ans à la tête d’un club, c’est quand même important. Pendant tout ce temps, j’ai été bénévole à 100 %, je n’ai jamais pris un centime de rémunération, jamais pris un centime de remboursement de frais, rien. J’arrive donc à 70 ans et j’ai envie d’avoir plus de temps pour moi, de m’occuper de ma famille, mes enfants, mes petits-enfants, de faire d’autres activités (…) Maintenant, je vais pouvoir me reposer un peu et déstresser… »
Contrairement au Caen BC, un autre club historique qui était descendu lui aussi de plusieurs divisions, le Tours Métropole Basket ne dispose toujours pas d’une salle digne de ses ambitions, et dans l’interview, Bruno de L’Espinay confie :
« C’est vrai que le manque d’intérêt des collectivités à mes demandes d’améliorer les structures et le fait de ne pas voir arriver de projet d’Arena pour le sport et les spectacles, est quand même une explication. Cela a été le gros point noir du club pendant dix ans et je me suis battu contre un mur. Honnêtement, si j’avais eu un bel outil de travail, une nouvelle Arena, je pense que j’aurais continué. »
Dans un communiqué, le club a fait savoir que la vie continue…
« Le Tours Métropole Basket ne repose pas sur un seul homme. Les actionnaires actuels, déjà engagés depuis plusieurs saisons, ont réaffirmé leur volonté de poursuivre le projet en profondeur. Ils travaillent d’ores et déjà à faire évoluer l’organisation du club, avec l’ambition de structurer une gouvernance plus collective, agile et ouverte en attendant l’élection d’un futur président. »