Lucas Hergott (La Rochelle) : « J’aurais pu être paraplégique, j’aurais pu mourir »
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C’est le 4 février que l’arrière-ailier rochelais a été percuté par une voiture alors qu’il circulait en vélo. Il donne la nature exacte de sa blessure au quotidien :
« C’est une disjonction acromio-claviculaire de stade III. En gros, c’est une luxation de la clavicule avec une déchirure des ligaments. C’est quelque chose qui n’est pas forcément opéré, même chez les sportifs, mais pour le basket, il vaut mieux que ça tienne, donc il vaut mieux opérer. Normalement, c’est 3 mois, 3 mois et demi d’indisponibilité. »
Lucas Hergott a déjà été victime deux fois d’une rupture des ligaments du genou, mais cette blessure est survenue dans un tout autre contexte.
« Ce qui était dur à gérer, c’est justement que c’est une blessure qui n’est pas survenue sur un terrain de basket. Ça, c’était nouveau. J’avais un sentiment un peu ambivalent… Évidemment, j’étais désespéré de ne plus pouvoir jouer, par exemple il y avait le match à l’Asvel et c’était LE match que j’attendais (il a été formé à l’Asvel, NDLR). D’un côté ça te casse le moral, d’un autre côté j’ai essayé de vite relativiser et de me dire que ça aurait pu être plus grave. J’aurais pu être paraplégique, j’aurais pu mourir. Tu te dis « bon, c’est seulement une opération de l’épaule et trois mois d’arrêt ». C’est sûr que si tu fais le bilan général de mes blessures depuis que je suis arrivé au Stade Rochelais, tu tires la gueule ! Mais ce n’est pas mon caractère de me laisser aller, de me plaindre et de me dire que je n’ai pas de chance. J’ai fait le deuil de ma saison assez rapidement. J’ai juste à penser à ce que j’ai à faire au jour le jour. »
Lucas Hergott a prolongé son contrat au Stade Rochelais jusqu’en 2027 avec un retour très probable en Pro B la saison prochaine.