Le triomphe de Villeneuve-d’Ascq en Eurocup : « L’ESBVA est toujours là ! »
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Auteur d’un exercice chaotique en championnat et obligé de passer par les playdowns, Villeneuve-d’Ascq a plus que sauvé sa saison en remportant l’Eurocup féminine ce mercredi 2 avril. Un triomphe acquis grâce à un double succès contre Baxi Ferrol (78-75 à l’aller en Espagne, 84-70 au retour au Palacium) et que Carla Leite, nommée MVP de la finale (16 points, 7 passes décisives au retour), a encore du mal à réaliser.
« Je sais qu’on a gagné mais je ne réalise pas. Ça viendra avec la fête. On a vécu un match hyper intense, le public a été incroyable, on a été sérieuses. On ne vit pas une saison facile, c’était le meilleur cadeau qu’on puisse offrir à ce club. Shavonte (Zellous) a fait un match énormissime (NDLR : 23 points à 38 ans). Elle mérite autant que moi le titre de MVP de la finale. J’ai toujours cru qu’on pouvait être championnes d’Europe. On a des joueuses avec un talent incroyable. Maxime (Bézin, le coach) a été calme, serein, il nous a rassurées. J’étais venue pour gagner un titre à Villeneuve-d’Ascq, c’est chose faite. Il reste des matches à gagner mais je suis contente de repartir avec un trophée », a partagé la future joueuse WNBA à L’Équipe après le sacre.
« On n’a pas eu deux visages, il y a une compétition qui a commencé en janvier avec une équipe au complet et une qui a commencé en septembre avec un effectif incomplet »
C’est le titre de la résilience pour l’ESBVA, qui avait débuté par 11 défaites consécutives, toutes compétitions confondues, après avoir perdu une grande partie de l’ossature (Diaby, Burke, Salaün et Smalls) de leur formidable saison 2023-2024 (champion de France, premier club français à atteindre la finale de l’Euroleague depuis 20 ans). Et qui avait dû se passer de son coach historique Rachid Meziane, parti en WNBA, remplacé par Maxime Bezin au mois de janvier. L’ancien entraîneur de Lille savoure et dédie le trophée à son père décédé pratiquement 20 ans jour pour jour.
« En janvier, j’avais dit que je voulais un titre, montrer qu’il y avait toujours la culture de la victoire à Villeneuve. Il y a une grande satisfaction d’être là malgré les problématiques. Beaucoup de gens ont dit qu’on avait deux visages cette saison. On n’a pas eu deux visages, il y a une compétition qui a commencé en janvier avec une équipe au complet et une compétition qui a commencé en septembre avec un effectif incomplet. On a répondu à nos détracteurs, l’ESBVA est toujours là. Ferrol a perdu le fil du match car nous avons été impactantes. C’est le fruit du travail de tous. Shavonte (Zellous) a réussi la performance d’une grosse joueuse avec une expérience européenne. Elle a porté l’équipe sur ses épaules, l’a remise dans le droit chemin. Carla (Leite) mérite ce titre de MVP mais une partie du trophée porte le visage de Shavonte. On a fait le job sur le terrain pour montrer qu’on a notre place dans cette compétition. On va se battre pour continuer à avoir ces joies et ces joutes européennes. Je vais déjà profiter de ce soir et m’occuper de certaines problématiques demain ou après-demain », promet-il toujours à L’Equipe.
Un deuxième sacre européen, dix ans après le premier (2015), qui devra donc être confirmé dans les semaines à venir par le maintien en Boulangère Wonderligue lors des playdowns.